Pour simplement se rappeler d’où on vient, mais aussi où on
va. Une image fixe ayant appartenu au passé, maintenant sculptée dans la
pierre. En date 5 décembre 2012, avait lieu l’inauguration du premier monument
en hommage aux femmes en politique. Un monument qui se veut souligner
l’implication de quatre femmes à la vie politique du Québec.
J’étais tout près de la colline parlementaire de Québec,
quand quatre silhouettes nouvellement intégrées au décor ont attiré mon regard.
Des inscriptions gravées dans le béton leur faisaient office de nom. Des femmes fortes, qui regardent bien droit
devant. Ce qu’elles voyaient, c’était l’avenir ! Peut-être rien de moins que
notre avenir à toutes, qui sait ?Je me suis alors sentie touchée par leurs
histoires, bien que mon élan de compassion fût frêne parle temps qui nous
sépare. En réflexion face à leur cheminement,
je me suis transportée au cœur de leurs petites victoires quotidiennes, il y de
cela déjà une cinquantaine d’années.
Tout d’abord, une petite fenêtre s’ouvre sur Idola St-Jean,
comme pour me raconter ses mémoires. On peut dire qu’elle n’hésite pas à faire
entendre ce qu’elle a à dire. Par tous les moyens, elle cherche à convaincre la
population de mettre de l’avant la justice sociale et l’égalité des sexes. En
1927, elle fonde l’Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec,
comptant bien relancer le débat sur le suffrage féminin. S’accompagne à ses
batailles, celles d’autres pionnières qui ont la même vision d’avenir qu’elle.
Puis un nouveau voile se lève, et du panorama qui m’est
offert, je découvre ce qu’était l’univers de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie. Du à
son statut de femme, elle ne pouvait accéder à des études supérieures. Elle
approfondie ses connaissances en les nourrissant de livres et du savoir de son
père. Elle étudie en droit et oriente ses
premières recherches sur la condition juridique de nul autre que les femmes.
Elles multiplient ses accomplissements, grâce à sa ténacité sans faille. Elle contribue entre outre à obtenir des
procédures de séparation plus simples et moins chères.
Reste que l’histoire est loin de s’arrêter là, je continue à
voyager sur la ligne du temps et je marque mon troisième arrêt par ma rencontre
avec Thérèse Forget-Casgrain. Cette femme qui prône haut et fort que les femmes
ont des droits. On peut l’entendre dire :« Le redressement des injustices dont les
femmes sont victimes s'est imposé à moi comme un but nécessaire à atteindre ».
Parmi ses réalisations, la plus marquante est sans l’ombre d’un doute d’avoir
réussi à obtenir le droit de vote pour les femmes au Québec.
Maintenant, un film qui met en scène une femme avec
d’innombrables projets d’avenir. Un film
en couleur, avec sa part de réalisations pour bien représenter l’actrice
principale : Marie-Claire Kirkland-Casgrain. En date du 14 décembre 1961, elle
est élue par une majorité écrasante d’électeurs et elle devient la première
femme élue à l’Assemblée législative du Québec. L’année suivante, elle est
aussi la première femme membre du conseil des ministres à Québec.
Le passé me rattrape, je suis toujours sur la colline
parlementaire de Québec.
Si c’est vrai que les paroles s’envolent, les écrits
restent, qu’en est-il des monuments ?