mercredi 29 mai 2013

Raconte moi Québec: Retour vers le passé



Pour simplement se rappeler d’où on vient, mais aussi où on va. Une image fixe ayant appartenu au passé, maintenant sculptée dans la pierre. En date 5 décembre 2012, avait lieu l’inauguration du premier monument en hommage aux femmes en politique. Un monument qui se veut souligner l’implication de quatre femmes à la vie politique du Québec.

J’étais tout près de la colline parlementaire de Québec, quand quatre silhouettes nouvellement intégrées au décor ont attiré mon regard. Des inscriptions gravées dans le béton leur faisaient office de nom.  Des femmes fortes, qui regardent bien droit devant. Ce qu’elles voyaient, c’était l’avenir ! Peut-être rien de moins que notre avenir à toutes, qui sait ?Je me suis alors sentie touchée par leurs histoires, bien que mon élan de compassion fût frêne parle temps qui nous sépare.  En réflexion face à leur cheminement, je me suis transportée au cœur de leurs petites victoires quotidiennes, il y de cela déjà une cinquantaine d’années.

Tout d’abord, une petite fenêtre s’ouvre sur Idola St-Jean, comme pour me raconter ses mémoires. On peut dire qu’elle n’hésite pas à faire entendre ce qu’elle a à dire. Par tous les moyens, elle cherche à convaincre la population de mettre de l’avant la justice sociale et l’égalité des sexes. En 1927, elle fonde l’Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec, comptant bien relancer le débat sur le suffrage féminin. S’accompagne à ses batailles, celles d’autres pionnières qui ont la même vision d’avenir qu’elle.

Puis un nouveau voile se lève, et du panorama qui m’est offert, je découvre ce qu’était l’univers de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie. Du à son statut de femme, elle ne pouvait accéder à des études supérieures. Elle approfondie ses connaissances en les nourrissant de livres et du savoir de son père.  Elle étudie en droit et oriente ses premières recherches sur la condition juridique de nul autre que les femmes. Elles multiplient ses accomplissements, grâce à sa ténacité sans faille.  Elle contribue entre outre à obtenir des procédures de séparation plus simples et moins chères.

Reste que l’histoire est loin de s’arrêter là, je continue à voyager sur la ligne du temps et je marque mon troisième arrêt par ma rencontre avec Thérèse Forget-Casgrain. Cette femme qui prône haut et fort que les femmes ont des droits. On peut l’entendre dire :« Le redressement des injustices dont les femmes sont victimes s'est imposé à moi comme un but nécessaire à atteindre ». Parmi ses réalisations, la plus marquante est sans l’ombre d’un doute d’avoir réussi à obtenir le droit de vote pour les femmes au Québec.

Maintenant, un film qui met en scène une femme avec d’innombrables  projets d’avenir. Un film en couleur, avec sa part de réalisations pour bien représenter l’actrice principale : Marie-Claire Kirkland-Casgrain. En date du 14 décembre 1961, elle est élue par une majorité écrasante d’électeurs et elle devient la première femme élue à l’Assemblée législative du Québec. L’année suivante, elle est aussi la première femme membre du conseil des ministres à Québec.

Le passé me rattrape, je suis toujours sur la colline parlementaire de Québec.

Si c’est vrai que les paroles s’envolent, les écrits restent, qu’en est-il des monuments ?